<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-9214004802178995516</id><updated>2012-02-16T00:14:22.913-08:00</updated><title type='text'>Hestia</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://hestia05.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9214004802178995516/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hestia05.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Hestia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07703743507016387073</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='18' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Bd3kGEZXnXg/SWDzj43uftI/AAAAAAAAAAY/dO62PRHQZI0/S220/avatar03.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>3</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9214004802178995516.post-8782144196381400267</id><published>2009-01-04T07:34:00.000-08:00</published><updated>2009-01-04T07:48:51.772-08:00</updated><title type='text'>La guerre solaire n'aura pas lieu.Chaptre 3: Phobos.</title><content type='html'>&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;PHOBOS&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                 Frank observait son voisin de gauche. L'homme était intimidant, jeune pourtant, pas plus de trente ans, mais emprunt d'une autorité qui donnait une énergie incroyable à tout son corps, ses paroles et ses gestes. Les yeux verts sous la frange de cheveux noirs étaient sans arrêt en mouvement, épiant chaque détail, étudiant chaque personne qui se trouvait devant lui, comme s'ils voulaient y lire jusqu'au tréfonds de leur âme. Oui, vraiment intimidant ce &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Killian&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;. Le léger sourire qui illuminait trop rarement son visage était lui aussi marqué d'une note de puissance. Quelques lignes en soulignaient le pourtour, traces subtiles d'ironie et de cynisme. Il ne serait pas facile de travailler sous les ordres d'un tel homme, certainement peu patient, aimant à ce que les choses soient vite faites et bien faites.&lt;br /&gt;          Frank espérait tout au moins que leur sort serait plus enviable que sur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;Adès&lt;/span&gt;. Déjà, rien que le fait de les avoir soignés, et d'avoir prit en charge la Maladie de Maya, jouait en la faveur de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;. Il ne pouvait se défendre de le trouvait, malgré tout, sympathique, et il ne se trompait que rarement sur les premières impressions que lui révélaient un individu.&lt;br /&gt;            C'est à un léger frémissement de la structure du vaisseau que Frank se rendit compte qu'ils avaient atterri sur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Phobos&lt;/span&gt;. Il ne savait que peu de choses de ce satellite naturel de Mars. Ne faisant pas partie des zones d'influence de la terre, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;Phobos&lt;/span&gt; ne pouvait bénéficier d'aucune aide de celle-ci. Aucun Enfant de l’Espace n’allait y vérifier le matériel. D'après ce qu'il avait entendu, le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;planétoïde&lt;/span&gt; n'était habité que par des truands, des &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;maffieux&lt;/span&gt;, des gens à la marge de la société terrienne, ainsi que de quelques dissidents. Les premiers colons étaient venus de Mars, et avec leurs excavatrices, ils avaient creusé les sous-sols de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;Phobos&lt;/span&gt; en un véritable labyrinthe. Puis peu à peu des dômes étaient apparus, permettant aux populations locales de vivre aussi bien à la surface qu'à l'intérieur.&lt;br /&gt;           Frank était impatient de découvrir ce nouveau monde. Malgré toute l'angoisse qu'il éprouvait pour sa soeur, il ne pouvait empêcher son coeur de battre un peu plus fort quand son imagination lui décrivait leur possible avenir.&lt;br /&gt;     &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;, déjà debout les pria de se joindre à lui. Par un large puits &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;gravitique&lt;/span&gt;, ils descendirent jusqu'à une immense soute, celle-là même où la navette avait été récupérée. Des hommes s'affairaient autour du matériel. Le petit vaisseau spatial, lui, était en train de disparaître dans une énorme bouche du sous-sol.&lt;br /&gt;      Une escouade de gardes mercenaires s'avança vers &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;— Messieurs, vous accompagnerez nos invités jusqu'aux Château. Prenez un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;mob&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;faites-leur&lt;/span&gt; visiter succinctement le territoire. Au Château, vous les remettrez entre les mains de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;Leïa&lt;/span&gt; et Martial &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;Aznar&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;— Bien, Monsieur. Il en sera fait selon vos ordres, répliqua un des gardes.&lt;br /&gt;     &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; se retourna vers le groupe de Frank.&lt;br /&gt;— Je vous reverrais dans la soirée. Profitez de votre après-midi, faite connaissance avec les gens d'ici, mon entourage et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;Phobos&lt;/span&gt;. Prenez aussi le temps de vous reposer. Vous n'êtes pas encore en pleine forme et je n'ai pas envie que l'équipe médicale me rabatte les oreilles avec vos états de santé précaires.&lt;br /&gt;       Frank et ses compagnons n'eurent même pas le temps de dire au revoir à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;. Celui-ci était déjà parti à larges enjambées, accompagné par deux gardes mercenaires. Le petit groupe suivi docilement les militaires qui les encadraient. Ils atteignirent une des parois du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;Kerri&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;Orbia&lt;/span&gt;. Un des gardes appuya sur un bouton coloré. Un discret bruit de succion arriva jusqu'aux oreilles de Frank. Un crissement. Puis une des plaques de la paroi bougea peu à peu, laissant place à un tunnel translucide d'où l'on pouvait voir l'espace environnant.&lt;br /&gt;      Mars se découpait à l'horizon, énorme boule rouge légèrement scintillante. Le soleil faisait miroiter les quelques dômes que l'on apercevait sur la planète rouge. Sur le mince horizon de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;Phobos&lt;/span&gt;, Frank discernait les &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;réfléchissements&lt;/span&gt; de ces mêmes dômes protecteurs. À travers les parois limpides du tunnel, il pouvait admirer la puissance, la beauté toute militaire de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24"&gt;l'astroport&lt;/span&gt; du territoire franc &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_25"&gt;Hunt&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;. Il y avait là une dizaine de petits et moyens vaisseaux, dans lesquels Frank reconnaissait tant bien que mal des navettes terriennes dénaturées par des excroissances dont il n'avait aucune idée de la finalité. Un peu plus loin, quelques gros transports de troupes déversées en nombre hommes et machines sur un sol uniformément noir.&lt;br /&gt;— &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_27"&gt;Wouah&lt;/span&gt;, s'écria Phil, incroyable. Vous avez vu tout ce matériel.&lt;br /&gt;      Ils s'étaient tous arrêtés au seuil du vaisseau, éblouis, non pas par la luminosité opalescente de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_28"&gt;Phobos&lt;/span&gt;, mais par le spectacle qui se déroulait devant leurs yeux. Ce n'était qu'un va-et-vient de glisseurs fuselés, brouhaha de voix tonitruant des ordres en tout sens.&lt;br /&gt;      Les gardes mercenaires qui les accompagnaient, leurs firent signe de poursuivre leur chemin. Le petit groupe s'avança et parvint par le biais d'un tapis roulant jusqu'à un énorme sas encastré dans le sol de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_29"&gt;Phobos&lt;/span&gt;. Celui-ci s'ouvrit sur un grand hall illuminé par des lampes à sodium. En face de Frank et de ses compagnons, une grande paroi de verre permettait d'admirer un spectacle magnifique, incroyable, utopique pour lui et ses compagnons qui n'avaient vécu que dans la noirceur de l'espace ou la demie obscurité &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_30"&gt;d'Adès&lt;/span&gt; et des extérieurs de stations spatiales. Pourtant, le territoire franc &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_31"&gt;Hunt&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_32"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; n'avait pas la luminosité d'une planète comme Terre, ou Vénus ou même Mars (bien qu'aucun d'eux n'y aient jamais mis les pieds), mais Frank avait l'impression que la clarté &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_33"&gt;sourdait&lt;/span&gt; des murs même de la ville souterraine. À d'autres endroits, celle-ci se réfléchissait sur d'immenses parois de verre. Il aperçut aussi d'ingénieux systèmes de miroirs captant la lumière de l'espace par de larges excavations dans le « plafond » de la cité, des espèces de puits de jour  protégés par des minis dômes de sécurité. Tous ces jeux de lumière entraînaient des effets d'ombres mouvantes sur tous les édifices en contrebas.&lt;br /&gt;— Voici Dédale, une des cités de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_34"&gt;Phobos&lt;/span&gt;, certainement la plus grande, leur annonça un garde mercenaire avec une certaine fierté dans la voix. Vous ne voyez ici que la partie officielle. Dessous, il y a encore des tunnels d'accès, des habitations, des ramifications qui parviennent jusqu'aux autres territoires francs. À ce niveau, il y a la centrale d'énergie solaire, tout le centre administratif, le centre des affaires officielles ou non, les maisons de loisirs huppés, quelques parcs de verdure laborieusement préservés. Au second et troisième sous-sol, nous avons mis en place une centrale nucléaire au thorium, la centrale d'énergie magnétique, ainsi que la centrale des eaux et du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_35"&gt;reconditionnement&lt;/span&gt; atmosphérique. Ici, l'eau est rare, nous ne la gaspillons pas. Tout est récupéré, d'ailleurs sur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_36"&gt;Phobos&lt;/span&gt;, il existe un système de recyclage jamais égalé dans tout le système solaire.&lt;br /&gt;— Et où se trouve le Château, demanda Frank.&lt;br /&gt;— En face de vous, nous allons prendre un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_37"&gt;mob&lt;/span&gt; pour y aller.&lt;br /&gt;              Frank supposait qu'un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_38"&gt;mob&lt;/span&gt; était ces espèces d'engins, ressemblant vaguement aux voitures du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_39"&gt;XXe&lt;/span&gt; siècle, mais dont le système de propulsion lui semblait être électrique ou à coussin d’air. Il n'en avait en fait, aucune idée. Il leva les yeux en direction du Château. Celui-ci paraissait accroché à la paroi même de l'immense caverne, s'étageant sur plusieurs niveaux, environné de terrasses. La façade était un mélange de style détonnant, gothique, arabe, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_40"&gt;pharaonique&lt;/span&gt;, un entrelacs de voûtes, de portes, d'encorbellements, de coins et de recoins où jouer l'ombre et la lumière.&lt;br /&gt;— C'est la caverne &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_41"&gt;d'Ali&lt;/span&gt; Baba, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_42"&gt;entendit-il&lt;/span&gt; Greg murmurer.&lt;br /&gt;         Autour d'eux, quelques personnes arrivées par un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_43"&gt;mob&lt;/span&gt; plus gros que les autres les observaient avec des yeux inquisiteurs. Les gardes mercenaires encadrèrent le petit groupe de Frank et les dirigèrent rapidement vers la station de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_44"&gt;mob&lt;/span&gt;. Le groupe se scinda en deux. Frank &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_45"&gt;Maïka&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_46"&gt;Akim&lt;/span&gt; s'installèrent dans le premier engin, accompagnés par trois gardes. Phil et Greg suivirent dans un deuxième véhicule escorté eux aussi par trois mercenaires.&lt;br /&gt;         Les deux &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_47"&gt;mobs&lt;/span&gt; volèrent un instant en parallèle bien au dessus de la cité. Celle-ci paraissait immense et tentaculaire aux yeux de Frank et de ses compagnons, remplie d'une puissance qu'il était loin ne serait-ce que de soupçonner. Comment la terre &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_48"&gt;pouvait-elle&lt;/span&gt; se permettre de laisser vivre à ses dépens une telle cité. Frank avait toujours entendu dire que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_49"&gt;Phobos&lt;/span&gt; était le territoire des parias, dissidents, rebelles, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_50"&gt;mafieux&lt;/span&gt;. Il s'était imaginé un monde noir, anarchique sanguinaire, et la vision qu'il en avait actuellement été tout autre.&lt;br /&gt;         Les deux véhicules plongèrent assez brusquement vers la ville faisant pousser à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_51"&gt;Maïka&lt;/span&gt; un cri d’appréhension. Le garde mercenaire qui tenait les commandes eut un petit sourire ironique.&lt;br /&gt;— N'ayez pas peur, Mademoiselle, ici, il n'y a presque jamais d'accident de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_52"&gt;mob&lt;/span&gt;. Si une panne de sustentateurs se produisait, les moteurs à réactions latéraux prendraient le relais. Nous évitons simplement de nous en servir pour ne pas polluer notre atmosphère.&lt;br /&gt;--Et comment fonctionnent vos sustentateurs ? Demanda &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_53"&gt;Akim&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;— Système magnétique, et coussin d'air .Voici l'une des artères principales de Dédale. Vous pourrez trouver ici tout ce que vous désirez, nourritures, vêtements, drogues, lupanars, il suffit d'y mettre le prix et de savoir bien négocier. Je vous conseillerais les premiers temps de ne pas vous aventurer seuls dans la cité. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_54"&gt;Faites-vous&lt;/span&gt; accompagner par quelqu'un du cru, vous risquez autrement d'être dépouillé de tout.&lt;br /&gt;         L'avenue grouillait de monde. Ce n'était que mouvements de piétons, de gens sur tapis roulant, ou sur des genres de planches à coussin d'air, des &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_55"&gt;mobs&lt;/span&gt; petits ou grands, de toute forme, de toute couleur. Cette masse semblait coulée dans toutes les directions, tout en évitant miraculeusement le moindre accrochage.&lt;br /&gt;        Frank, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_56"&gt;Maïka&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_57"&gt;Akim&lt;/span&gt; étaient subjugués, bouches ouvertes, les yeux ébahis devant tant de nouveautés. Ils n'auraient jamais pu imaginer tant de beauté, de vie trépidante. Les récits les plus fantastiques qu'ils aient entendus n'arrivaient pas à dépeindre ce qu'ils contemplaient.&lt;br /&gt;       La foule laissa place peu à peu à une zone urbaine beaucoup plus calme, résidentielle apparemment, où chaque construction représentait un art architectural différent. Ici, les gens s'ingéniaient à donner plus de clarté afin que les quelques plantes vertes poussant en ces lieux, puissent croître convenablement. Il y avait quelques arbres, petits mais touffus, prémices d'un des plus grands espaces verts de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_58"&gt;Phobos&lt;/span&gt;. Frank, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_59"&gt;Maïka&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_60"&gt;Akim&lt;/span&gt; n'avaient jamais vu d'arbres poussés en pleine terre. Ils montraient du doigt telle ou telle espèce, émerveillés, n'arrivant à prononcer que des oh, ah…&lt;br /&gt;— Nous arrivons au Château.&lt;br /&gt;      Devant eux, une longue allée vitrifiée, encadrée d'arbustes fleuris, parvenait jusqu'au Château. L'édifice paraissait immense. Le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_61"&gt;mob&lt;/span&gt; atterrit devant une petite fortification. Un des gardes mercenaires apposa sa main sur un boîtier. Il y eut un frémissement lumineux devant eux, puis le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_62"&gt;mob&lt;/span&gt; reprit son vol, suivi de l'autre véhicule dans lequel se trouvaient Greg et Phil.&lt;br /&gt;     Frank se tourna vers le pilote.&lt;br /&gt;— Ma soeur est-elle ici ?&lt;br /&gt;— Oui, elle est arrivée, il y a un moment déjà. Vous pourrez certainement la voir rapidement. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_63"&gt;Léïa&lt;/span&gt; et Martial &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_64"&gt;Aznar&lt;/span&gt; vous guideront dans le Château.&lt;br /&gt;— Qui sont-ils ? demanda &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_65"&gt;Maïka&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;— Des scientifiques et amis de M. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_66"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;. Leur spécialité est la neurologie. Tout ce qui a trait au cerveau humain ou bionique les intéresse.&lt;br /&gt;— Ah, nous allons servir de cobayes, murmura &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_67"&gt;Akim&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_68"&gt;mi-figue&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_69"&gt;mi-raisin&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;    Les deux &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_70"&gt;mobs&lt;/span&gt; s'immobilisèrent sur une des terrasses du Château. Frank et ses compagnons sortirent des véhicules suivis des gardes mercenaires. Un jeune couple s'avançait vers eux.&lt;br /&gt;— Bonjour, dit la jeune femme, je suis &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_71"&gt;Léïa&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_72"&gt;Aznar&lt;/span&gt;, et voici mon compagnon, Martial. Nous sommes heureux de vous accueillir au Château, et sommes à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.&lt;br /&gt;— Bonjour, je suis Frank &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_73"&gt;Rojo&lt;/span&gt;. Mes compagnons et moi désirons voir ma soeur, Maya.&lt;br /&gt;       Un sourire amusé illumina le visage de la jeune femme.&lt;br /&gt;— &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_74"&gt;Killian&lt;/span&gt; nous avait dit que vous étiez têtu, je dirais plutôt persévérant dans vos demandes. Suivez nous, votre soeur et dans l'aile médicale. Vous ne pourrez la voir que quelques minutes. Son état est inquiétant, mais nos médecins ont bon espoir de la tirer de ce mauvais pas. Je ne comprendrais jamais les dirigeants terriens dans leur façon de gérer leur personnel humain. N'ont-ils donc pas un peu d'humanité, de compassion pour ceux qu'ils exploitent?&lt;br /&gt;— Allons &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_75"&gt;Léïa&lt;/span&gt;, tu sais bien que, pour les terriens, tout ce qui vient de l'espace est maudit, porteur de germes, de virus, de bactéries, de spores, ou de mutations génétiques. Pour eux, nous ne sommes plus humains, et la mort d'un Enfant de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_76"&gt;l'Espace&lt;/span&gt; n'est rien face au risque qu'il peut faire encourir à l'écosystème terrien.&lt;br /&gt;       La jeune femme envoya un regard courroucé à son compagnon.&lt;br /&gt;— Je n'accepterai jamais ce genre d'explication .La terre s'enferme dans un ostracisme aveugle qui entraîne peu à peu la décadence de toute une civilisation.&lt;br /&gt;— Tout le monde sait cela &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_77"&gt;Léïa&lt;/span&gt;, sauf les terriens, conclut Martial &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_78"&gt;Aznar&lt;/span&gt;. Mais nos invités souhaitent peut-être entendre et voir autre chose que de personnes parlant politique solaire. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_79"&gt;Excusez-nous&lt;/span&gt;, mais sur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_80"&gt;Phobos&lt;/span&gt;, les terriens sont assez mal perçus.&lt;br /&gt;      Le jeune couple les entraîna à travers de larges couloirs, des pièces d'apparat aux multiples couleurs changeantes, ils descendirent dans les étages inférieurs par un puits &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_81"&gt;gravitique&lt;/span&gt; sculpté d'arabesques fantastiques. Ils arrivèrent enfin devant un sas hermétiquement clos.&lt;br /&gt;— Derrière ce mur, il y a une salle de décontamination, des flux ionisants permettant d'aseptiser tout être humain, matériels médicaux, vêtement, alimentation. Vous rentrez dans une zone stérile. Vous y serez toujours accompagnée par une personne de l'équipe médicale, expliqua Martial &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_82"&gt;Aznar&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;— C'est aussi une partie de notre lieu de travail. Les travaux que nous y effectuons sont totalement &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_83"&gt;innovants&lt;/span&gt;. Certaines pièces vous seront interdites. N'en prenait pas ombrage, c'est aussi bien pour vous. Nos petits secrets intéressent énormément de personnes, poursuivit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_84"&gt;Léïa&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;— Sur quoi &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_85"&gt;travaillez-vous&lt;/span&gt; ? Demanda &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_86"&gt;Maïka&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;— Génétique, biotechnologies, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_87"&gt;nano&lt;/span&gt; puces, bionique, adaptation et optimisation des performances cérébrales, sujet bien vaste, passionnant, et qui occupe ici une équipe de plus d'une centaine de spécialistes, ingénieurs, informaticiens, médecins …&lt;br /&gt;     &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_88"&gt;Léïa&lt;/span&gt; apposa sa main sur une plaque d'identification murale. Le sas s'ouvrit dans un doux chuintement. Ils pénétrèrent dans une pièce moyenne auréolée de lumières bleutées. Au bout de quelques minutes, la deuxième porte du sas s'entrouvrit sur un immense hall où s'activait une dizaine de personnes.&lt;br /&gt;     &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_89"&gt;Léïa&lt;/span&gt; et Martial se dirigèrent vers un homme de grande taille avec lequel ils parlèrent doucement quelques instants. Puis ils se retournèrent en souriant vers Frank et ses compagnons, et d'un signe de la main, les autorisèrent à les suivre jusqu'à une chambre encombrée de matériel de réanimation.&lt;br /&gt;— Votre soeur a reprit connaissance Frank, expliqua Martial. Mais elle reste encore très fatiguée. Elle devra suivre un traitement quotidien pendant une trentaine de jours. Nous devons régénérer toutes ces cellules sanguines. L'appareil qui est à côté d'elle, permet de combattre sa leucémie ainsi que toutes les conséquences du rayonnement solaire. Sans cet équipement, elle serait morte.&lt;br /&gt;— Je vous remercie pour tout ce que vous avez fait pour elle, répondit sourdement Frank. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_90"&gt;Peut-on&lt;/span&gt; lui parler ?&lt;br /&gt;— Quelques minutes, pas plus, précisa &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_91"&gt;Léïa&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;         Frank et ces amis s'approchèrent du cocon dans lequel reposait Maya. À leur approche, elle ouvrit ses yeux d'onde limpide, comme illuminé par un sourire intérieur.&lt;br /&gt;— Maya, murmura Frank doucement, comment te &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_92"&gt;sens-tu&lt;/span&gt;?&lt;br /&gt;— Il semble que le Grand Infini n'est pas voulu de moi. Je me sens mieux, mais tous mes sens me semblent endormis. Je n'ai plus de force. Le docteur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_93"&gt;Blanco&lt;/span&gt; m'a dit que peu à peu je retrouverais toutes mes facultés. Ces gens me paraissent très gentils. Sommes-nous vraiment sortis de l'enfer &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_94"&gt;d'Adès&lt;/span&gt; ?&lt;br /&gt;— Nous ne sommes effectivement plus sur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_95"&gt;Adès&lt;/span&gt;, répliqua &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_96"&gt;Akim&lt;/span&gt;. Cependant, il ne faudrait pas porter de jugement trop hâtif. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_97"&gt;Phobos&lt;/span&gt; est loin d'être un paradis. Il ne faut pas oublier que ces lieux sont presque exclusivement habités par des pirates, des renégats, des &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_98"&gt;mafieux&lt;/span&gt;…&lt;br /&gt;       &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_99"&gt;Akim&lt;/span&gt; fut interrompu dans sa tirade par le pincement insistant mais discret de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_100"&gt;Maïka&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;— &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_101"&gt;Killian&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_102"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;, le maître du territoire franc &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_103"&gt;Hunt&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_104"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;, nous prend en charge, mais il attend de nous travail et services quels qu'ils soient, intervint Frank.&lt;br /&gt;— Pour le travail, nous savons ce que c'est, reprit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_105"&gt;Maïka&lt;/span&gt;. Quant aux autres services qu'il pourrait nous demander, nous sommes dans l'expectative.&lt;br /&gt;        Maya opinait légèrement de la tête, les yeux légèrement fermés.&lt;br /&gt;— Nous verrons bien le moment venu, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_106"&gt;murmura-t-elle&lt;/span&gt;. Je suis fatiguée, l'esprit embrumé.&lt;br /&gt;— &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_107"&gt;Repose-toi&lt;/span&gt;, Maya, lui dit Frank en lui serrant la main. Demain, nous pourrons certainement discuter un peu plus.&lt;br /&gt;       Elle avait déjà fermé les yeux, vaincue par les substances anesthésiantes que déverser en elle l'appareil de réanimation. Frank et ses compagnons sortirent de la chambre. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_108"&gt;Léïa&lt;/span&gt; les rejoignit devant la porte.&lt;br /&gt;— Je vais vous accompagner jusqu'à vos appartements. Vous avez besoin de repos.&lt;br /&gt;     Ils traversèrent à nouveau le sas de décontamination, reprirent le puits &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_109"&gt;gravitique&lt;/span&gt; aux étranges arabesques et parvinrent après maints tours et détours dans une espèce de suite de six chambres entourant une salle commune, le tout meublé d'un mobilier très fonctionnel. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_110"&gt;Léïa&lt;/span&gt; leur expliqua succinctement le fonctionnement de l'ordinateur de services. Ils pouvaient sans aucune difficulté commander nourritures, boissons, vêtements, musiques, lectures, hologrammes.&lt;br /&gt;— Je vous laisse à vos découvertes. Des gardes mercenaires viendront vous chercher dans la soirée. Nous mangerons certainement à la table de Killian.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9214004802178995516-8782144196381400267?l=hestia05.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hestia05.blogspot.com/feeds/8782144196381400267/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hestia05.blogspot.com/2009/01/la-guerre-solaire-naura-pas-lieuchaptre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9214004802178995516/posts/default/8782144196381400267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9214004802178995516/posts/default/8782144196381400267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hestia05.blogspot.com/2009/01/la-guerre-solaire-naura-pas-lieuchaptre.html' title='La guerre solaire n&apos;aura pas lieu.Chaptre 3: Phobos.'/><author><name>Hestia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07703743507016387073</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='18' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Bd3kGEZXnXg/SWDzj43uftI/AAAAAAAAAAY/dO62PRHQZI0/S220/avatar03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9214004802178995516.post-7306655803397800087</id><published>2009-01-04T07:26:00.000-08:00</published><updated>2009-01-04T07:34:48.890-08:00</updated><title type='text'>La guerre solaire n'aura pas lieu. Chapitre 2: Kerri Orbia.</title><content type='html'>&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;KERRI&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;ORBIA&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                                              &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Killian&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; se trouvait sur la passerelle centrale de son vaisseau le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;Kerri&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Orbia&lt;/span&gt;. Il regardait sur l'écran géant la bataille qu'il livrait à la petite navette terrienne. Simulacre de bataille. Malgré la dextérité de son pilote, elle était déjà perdue. Ce n'était pour le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;Kerri&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;Orbia&lt;/span&gt; qu'une petite proie, sans valeur ou presque. Ce n'était pas les quelques machines et passagers qui avaient de l'importance, c'était surtout que jamais un vaisseau de libres échangeurs n'était venu aussi près des lignes terriennes.&lt;br /&gt;              D'habitude, les petits trafics spatiaux auxquels se livraient les pirates se situaient davantage dans la banlieue de Mars ou de Vénus, assez loin de possibles représailles de la planète mère. Mais cette &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;fois ci&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; avait voulu tester un nouvel équipement, mis au point par quelques chercheurs de son franc territoire. C'était en grande partie grâce à eux que le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;Kerri&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;Orbia&lt;/span&gt; était ce qu'il était, certainement un des vaisseaux les plus grands et les mieux équipé du système solaire. Lui, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;Killian&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;, avait amené les fonds nécessaires à une telle réalisation, eux s'étaient empressés de travailler pour un homme dont la réputation, bonne ou mauvaise, n'était plus à faire, à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;Phobos&lt;/span&gt; et dans tout le système solaire.&lt;br /&gt;             &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; était fier de son vaisseau, il aimait le regarder, le toucher, le sentir vibrer sous ses doigts. Quand il en prenait les commandes, il ne faisait plus qu'un avec lui. Son sens tactile se développait au-delà de la structure même de l'appareil, sa vision devenait plus précise, la coordination de ces mouvements, de ces actions, de ses pensées était multipliée par l'aide active de tous les ordinateurs de bords reliés à lui par sa prise neurale. Quand il était à la place du pilote, il était le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;Kerri&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;Orbia&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;                Pour l'instant, il avait laissé son second piloter le vaisseau. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;Swawili&lt;/span&gt; était lui aussi équipé d'une prise neurale, certes moins développée mais &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; le savait suffisamment compétent pour mener à bien l'expédition actuelle. Il avait entière confiance en son second et ami. Ils se connaissaient depuis l'enfance, gamins des rues dans le monde malfamé de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;Phobos&lt;/span&gt;. Orphelin pour &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;Swawili&lt;/span&gt;, dont les parents étaient morts dans une embuscade entre deux gangs rivaux et qui en été ressorti miraculeusement indemne. Abandonné pour &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;, qui n'avait qu'un vague souvenir d'une mère jeune, instable, droguée, se vendant corps et âme au plus offrant. Ils s'étaient rencontrés la première fois il y a une vingtaine d'années, un coin sombre dans les dédales souterrains de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;Phobos&lt;/span&gt;, une arrière-boutique de restauration de synthèse où les avait poussés leur estomac criant famine. Dans un monde aussi anarchique que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24"&gt;Phobos&lt;/span&gt;, où l'on tuait, rançonnait pour peu de choses, ils leur avaient semblé qu'il serait plus facile de survivre à deux. Ils s'étaient raccrochés l'un à l'autre pendant leurs années de prime adolescence. Puis &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_25"&gt;Swawili&lt;/span&gt; tenté par l'aventure, avait eu l'opportunité d'être engagée sur un petit vaisseau pirate. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; ne l'avait pas suivi, il commençait à l'époque à connaître un peu mieux le monde &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_27"&gt;mafieux&lt;/span&gt;, et était devenu plus ou moins le protégé &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_28"&gt;d'Edgar&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_29"&gt;Hunt&lt;/span&gt;, un des magnats de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_30"&gt;Phobos&lt;/span&gt; qui devait sa fortune plus à des affaires louches qu'aux quelques machines excavatrices qu'il pouvait vendre aux colons martiens.&lt;br /&gt;                &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_31"&gt;Hunt&lt;/span&gt; l'avait pris sous son aile, il l'avait même, les dernières années de sa vie, considéré comme son propre fils. À sa mort, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_32"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; avait hérité de tous ses biens et de son territoire : le territoire franc &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_33"&gt;Hunt&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_34"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;. Il en avait fait peu à peu un îlot de vie à peu près stable dans la jungle de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_35"&gt;Phobos&lt;/span&gt;, négociant quand il fallait avec certains caïds de la pègre locale, sanctionnant avec d'autres .&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_36"&gt;Killian&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_37"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; s'était fait un Nom sur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_38"&gt;Phobos&lt;/span&gt;, un Nom et une Réputation. Il était apprécié mais craint. Il n'était, non pas l'autorité de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_39"&gt;Phobos&lt;/span&gt;, mais un des représentants qui comptait dans le semblant de vie politique de ce monde.&lt;br /&gt;              &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_40"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; observait toujours l'écran géant devant lui. La petite navette terrienne tirait des bords, à droite, à gauche, dans l'impossibilité d'échapper à l'abordage du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_41"&gt;Kerri&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_42"&gt;Orbia&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;  — Leur armement est opérationnel, Monsieur, murmura un opérateur.&lt;br /&gt;             &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_43"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; plissa les yeux.&lt;br /&gt; — Bouclier en place, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_44"&gt;entendit il&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;             Le trait lumineux d'un laser déchira l'espace entre la navette et le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_45"&gt;Kerri&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_46"&gt;Orbia&lt;/span&gt;. Les boucliers de protection s'illuminèrent un instant sous l'impact et dispersèrent le flux d'énergie à travers l'espace .La navette semblait prise dans un roulis incessant.&lt;br /&gt;  -- &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_47"&gt;Opia&lt;/span&gt;, que disent les radars? Demanda &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_48"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; à l'opératrice de champ.&lt;br /&gt;  — Ils ne nous captent toujours pas, mais la navette à envoyer un signal de détresse.&lt;br /&gt;  — &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_49"&gt;Swawili&lt;/span&gt;, appela &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_50"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; par ordinateur, rayons tracteurs.&lt;br /&gt;  — (Paré, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_51"&gt;Killian&lt;/span&gt;, opération en cours) s’inscrivit la réponse de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_52"&gt;Swawili&lt;/span&gt; sur l'écran.            La navette fut prise d'un violent soubresaut. Un voile opalescent l'entourait, ses moteurs s'interrompirent et après quelques brèves hésitations, elle sembla être tractée par un large faisceau de lumière jusque sous le ventre du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_53"&gt;Kerri&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_54"&gt;Orbia&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;            Des voyants verts et jaunes s'étaient allumés sur une rampe devant &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_55"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;. Il appuya sur un des boutons.&lt;br /&gt;  — Monsieur, la navette est dans la soute principale. Aucun dégât. Les hommes en ont fait le tour. Douze passagers, quatre pilotes et du matériel d'aération, de ventilation, quelques machines excavatrices.&lt;br /&gt;  — Très bien, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_56"&gt;Sam&lt;/span&gt;, je descends.&lt;br /&gt;  — Monsieur, parmi les passagers, il y a six enfants de l'espace, dont une en assez mauvais état.&lt;br /&gt;          &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_57"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; fit la grimace.&lt;br /&gt;  — &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_58"&gt;Faites-la&lt;/span&gt; mener au bloc médical. J'arrive.&lt;br /&gt;          Il se tourna vers son ordinateur et tapa.&lt;br /&gt;— (&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_59"&gt;Swawili&lt;/span&gt;, tu as capté, on décroche, retour à la base, opération réussie. À plus tard.)&lt;br /&gt;         Il n'attendit pas la réponse de son ami, monta les quelques marchés qui le séparaient du puits &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_60"&gt;gravitique&lt;/span&gt; et descendit rapidement vers la soute principale. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_61"&gt;Sam&lt;/span&gt; avait parlé &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_62"&gt;d'Enfants&lt;/span&gt; de l'espace, mais il n'avait pas dit de quelle origine, cité spatiale, Mars ou Vénus… les passagers de navette n'étaient en général que des terriens, ou quelques militaires. Pour les autres les sociétés de transports spatiaux utilisés plutôt de gros cargos capables de véhiculer 400 à 500 personnes à la fois. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_63"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; était vraiment curieux de connaître l'origine de ces Enfants, d'autant plus que la navette était partie &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_64"&gt;d'Oméga&lt;/span&gt;, et à sa connaissance, il n'y avait que des terriens dans Oméga.&lt;br /&gt;        Arrivé au dernier niveau du puits &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_65"&gt;gravitique&lt;/span&gt;, il s'avança dans l'immense soute centrale. Deux de ses gardes mercenaires l’encadrèrent, et ils se dirigèrent vers un groupe d'hommes encerclant la navette.&lt;br /&gt;  — Alors &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_66"&gt;Sam&lt;/span&gt;, c'est quoi cette histoire &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_67"&gt;d'Enfants&lt;/span&gt; de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_68"&gt;l'Espace&lt;/span&gt; ? Demanda &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_69"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;        Un petit homme brun de peau tout en muscles se retourna vers lui.&lt;br /&gt;  — Ils viennent &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_70"&gt;d'Adès&lt;/span&gt;, enfin, c'est ce qu'ils disent, et d'après leur état physique, je ne mets pas leur parole en doute. Je les ai envoyés au bloc, ils sont accompagnés.&lt;br /&gt;  — Hum, nous allons être obligés de les garder. De quoi ont-ils l’air ?&lt;br /&gt;  — Malades, jeunes et farouches, pas l'air très facile. Un surtout, il ne voulait absolument pas quitter sa soeur, la plus atteinte. D'après leur ressemblance, ils doivent être jumeaux. Il y a une autre fille et trois garçons. Ils se disent techniciens en système de ventilation.&lt;br /&gt;  — Déjà un bon point, ils travailleront pour nous. Les autres passagers, les pilotes ?&lt;br /&gt;  — Tous terriens. Ils sont pour l'instant enfermés dans la pièce de sécurité.&lt;br /&gt;  — Très bien. Nous retournons à la base. Tu t'occuperas du matériel récupéré. Pour les prisonniers, fait comme d'habitude, demande de rançon et, ils ne doivent rien voir, sinon ils resteront avec nous.&lt;br /&gt;  — Je les ai déjà avertis, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_71"&gt;Killian&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;  — Eh, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_72"&gt;Sam&lt;/span&gt;, je ne veux pas de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_73"&gt;bévue.Ils&lt;/span&gt; doivent être bien nourris, pas maltraités…&lt;br /&gt;  — Oui, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_74"&gt;Killian&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;  — Bon, je vais au bloc, tu peux m'y joindre si tu as un problème.&lt;br /&gt;                  &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_75"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;, accompagné de deux gardes mercenaires, regagna le puits &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_76"&gt;gravitique&lt;/span&gt;. Ils montèrent de deux niveaux, et par un signe de la main, arrivèrent devant un couloir vivement éclairé.&lt;br /&gt;  — &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_77"&gt;Accompagnez-moi&lt;/span&gt; jusqu'au bloc, ordonna &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_78"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;. Vous y resterez en faction jusqu'à la fin de votre quart.&lt;br /&gt;  — Bien, Monsieur.&lt;br /&gt;                 En poussant la porte de la centrale médicale, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_79"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; s'aperçut que celle-ci était beaucoup plus animée que d'habitude .Outre l'équipe médicale, il y avait là une petite brigade de gardes mercenaires et cinq jeunes gens dont quatre essayés vainement d'échapper au bras d'acier des &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_80"&gt;médirobs&lt;/span&gt;. Des cris fusaient de toutes parts. Une vraie pagaille !&lt;br /&gt;  — STOP, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_81"&gt;cria-t-il&lt;/span&gt;. Ça suffit !&lt;br /&gt;                Effet de surprise. Tout le monde le regardait.&lt;br /&gt;  — Monsieur, s'excusa un homme en blouse blanche.&lt;br /&gt;  — Docteur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_82"&gt;Blanco&lt;/span&gt;, vous ne savez pas tenir votre équipe médicale ?&lt;br /&gt;  — c'est-à-dire que… ces individus…&lt;br /&gt;               Un des Enfants de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_83"&gt;l'Espace&lt;/span&gt; échappa à l'emprise de son &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_84"&gt;médirob&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;  — Où est ma soeur ? Que lui avez-vous fait ? &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_85"&gt;S'écria-t-il&lt;/span&gt; en se jetant sur l'un des assistants du docteur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_86"&gt;Blanco&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;             &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_87"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; fut sur lui en deux enjambées, l'empoigna vivement par le bras et le retourna vers lui.&lt;br /&gt;  — J'ai dit ça suffit… jeune homme.&lt;br /&gt;             Les yeux verts de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_88"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; rencontrèrent les yeux bleus de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_89"&gt;l'Enfant&lt;/span&gt; de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_90"&gt;l'Espace&lt;/span&gt; .Autorités contre défi. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_91"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; serra davantage le bras, l'autre ne baissa pas les yeux. Quelques gouttes de sueurs perlaient à son front.&lt;br /&gt;  -- Je pourrais vous briser le bras, murmura &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_92"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;  -- Je… je veux voir ma soeur.&lt;br /&gt;  — Vous verrez votre soeur quand vous vous serez calmé. Vous êtes sur mon vaisseau, et je n'admets pas l'indiscipline .Quand j'ordonne, j'aime à être obéi.&lt;br /&gt; -- Vous n'êtes qu'un sale pirate, cria quelqu'un dans son dos.&lt;br /&gt;             Une gifle partie.&lt;br /&gt;  — Nous ne sommes pas pirates, mais libres échangeurs, il y a une nette différence, reprit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_93"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;. Et vous, qui êtes vous ?&lt;br /&gt;               Il n'avait toujours pas lâché le bras de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_94"&gt;l'Enfant&lt;/span&gt; de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_95"&gt;l'Espace&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;  — Je veux voir ma soeur, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_96"&gt;répéta-t-il&lt;/span&gt; avec moins d'ardeur.&lt;br /&gt;  — &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_97"&gt;Lâchez-le&lt;/span&gt;, Monsieur, je vous en prie, nous sommes tous très fatigués et très inquiets pour notre amie. Frank est son frère jumeau, ils ont toujours été ensemble. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_98"&gt;Laissez-le&lt;/span&gt; voir sa soeur, je vous en prie…&lt;br /&gt;           &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_99"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; se retourna vers la jeune femme qui venait de parler. Elle pleurait doucement, assise dans un large fauteuil d'examen .Le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_100"&gt;médirob&lt;/span&gt; lui posait un système &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_101"&gt;nano&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_102"&gt;perfuseur&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_103"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; soupira et relâcha le bras de Frank.&lt;br /&gt;  --Docteur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_104"&gt;Blanco&lt;/span&gt;, quelle est la situation ?&lt;br /&gt;          Deux gardes mercenaires obligèrent Frank à s'asseoir dans un fauteuil d'examen.&lt;br /&gt;  — Je veux voir ma soeur, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_105"&gt;répétait-il&lt;/span&gt; inlassablement.&lt;br /&gt;  — Ils viennent bien &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_106"&gt;d'Adès&lt;/span&gt;, Monsieur, leurs puces d'identification nous l'ont confirmé. Pas plus de 25 ans et déjà très atteints par la Maladie. &lt;br /&gt;  — Faites votre possible &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_107"&gt;Blanco&lt;/span&gt;. Ils resteront avec nous.&lt;br /&gt;                Puis se retournant vers les enfants de l'espace :&lt;br /&gt;  — Je suis &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_108"&gt;Killian&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_109"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;, commandant de ce vaisseau, Maître du territoire franc &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_110"&gt;Hunt&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_111"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;. Il ne nous est jamais arrivé de prendre comme prisonniers des Enfants de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_112"&gt;l'Espace&lt;/span&gt; venu &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_113"&gt;d'Adès&lt;/span&gt;, c'est une première. Je me trouve face à un dilemme. D'habitude, nous échangeons nos prisonniers contre une rançon plus ou moins importante selon les cas. Pour vous, c'est différent, personne ne paiera. La seule solution que j'ai pu trouver, et que vous restiez travailler pour moi.&lt;br /&gt;— Quel genre de travail… Monsieur, demanda &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_114"&gt;Akim&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;— Celui que vous savez faire. D'autre part, il vous sera impossible pendant quelques temps de communiquer avec des personnes autres que celles du clan &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_115"&gt;Hunt&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_116"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;. Je ne tiens pas à ébruiter mes petits secrets.&lt;br /&gt;— Notre situation est donc la même que sur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_117"&gt;Adès&lt;/span&gt;, grommela Phil.&lt;br /&gt;         Un bref sourire éclaira le visage de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_118"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;— Non, sur le territoire, les gens travaillent pour de l'argent .Vous serez payé, un peu au début, beaucoup plus si vous le méritez. Vous aurez accès à tous les loisirs et les soins que pourront vous proposer les services du franc territoire. La seule chose que vous avez à vous mettre sous le crâne, c'est que je commande, vous obéissez, et que je n'aime pas l'indiscipline !&lt;br /&gt;— Où est ma soeur, répéta Frank, les yeux dans le vague.&lt;br /&gt;         &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_119"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; s'approcha de lui. Il eut un léger tressaillement, plissa les yeux et souffla doucement.&lt;br /&gt;--&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_120"&gt;Blanco&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_121"&gt;murmura-t-il&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;— Oui, Monsieur.&lt;br /&gt;— Tests &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_122"&gt;psy&lt;/span&gt;…&lt;br /&gt;         &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_123"&gt;Blanco&lt;/span&gt; regarda fixement &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_124"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;, puis Frank et eut un hochement de tête.&lt;br /&gt;         Frank leva les yeux vers &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_125"&gt;Tempsol&lt;/span&gt;. Une mer d'angoisse .&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_126"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; s'agenouilla à ses côtés.&lt;br /&gt;— Votre soeur est très malade, vous savez, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_127"&gt;interrogeait-il&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;         Frank hocha la tête.&lt;br /&gt;— Nous ne sommes pas sûrs de pouvoir la sauver. L'équipe médicale l'a mise en cuve régénératrice. Sur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_128"&gt;Phobos&lt;/span&gt;, nous avons des équipements et des médecins qui pourraient certainement la soigner. Il faut qu'elle tienne le coût.&lt;br /&gt;        Frank avait fermé les yeux.&lt;br /&gt;— Je veux la voir. Je ne la sens plus.&lt;br /&gt;— C'est normal, les cuves régénératrices sont faites en &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_129"&gt;polymère&lt;/span&gt; réfractaire à toutes ondes. Dès que vous serez en meilleure forme, vous pourrez la voir.&lt;br /&gt;— Combien de temps pour arriver à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_130"&gt;Phobos&lt;/span&gt; ?&lt;br /&gt;— Un peu moins d'un temps, répondit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_131"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; doucement.&lt;br /&gt;      Frank rouvrit les yeux.&lt;br /&gt;— Il y a un anesthésique dans le soluté.&lt;br /&gt;     Ces yeux étaient à nouveau remplis d'angoisse, de crainte.&lt;br /&gt;— Je veux voir ma soeur, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_132"&gt;bâilla-t&lt;/span&gt;- il.&lt;br /&gt; — &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_133"&gt;Reposez-vous&lt;/span&gt;, tout ira bien.&lt;br /&gt;        &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_134"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; avait à peine terminé sa phrase que Frank dormait déjà.&lt;br /&gt;— &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_135"&gt;Montrez-moi&lt;/span&gt; la fille, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_136"&gt;Blanco&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;— Bien, Monsieur.&lt;br /&gt;Il poussa l'une des portes s'ouvrant sur la salle de consultation. La pièce où ils entrèrent était envahie par une demie obscurité, il y faisait chaud. Dans une cuve en face de lui, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_137"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; découvrit un corps blanc, maigre et anguleux. Il s'en approcha doucement.&lt;br /&gt;— Les radiations solaires ont provoqué chez elle une leucémie aiguë. Elle a aussi sur le visage quelques taches d'un cancer de la peau. Sous-alimentation, légère déshydratation, épuisement total. Nous la récupérerons, mais elle mettra du temps à s'en remettre.&lt;br /&gt;      &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_138"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; regardait le visage de la jeune femme, visage blanc, blancheur maladive. Joli dessin des lèvres pleines, et d'un nez droit et mince, douceur des sourcils s'incurvant sur une arcade sourcilière parfaite.&lt;br /&gt;— Quel âge?&lt;br /&gt;     &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_139"&gt;Blanco&lt;/span&gt; toussota.&lt;br /&gt;-- Euh, vingt ans. Elle s'appelle Maya, Maya &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_140"&gt;Rojo&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;   &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_141"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; eut un bref sourire.&lt;br /&gt;— Vous prévenez l'équipe médicale du Château. Je la veux chez moi, son frère et ses compagnons aussi. Il me faut aussi l'équipe de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_142"&gt;Leïa&lt;/span&gt; et Martial. Je pense que les jumeaux sont télépathes. Vous testez les autres aussi.&lt;br /&gt;— Oui Monsieur. Je n'ai pas pu prévenir l'équipe médicale, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_143"&gt;Swawili&lt;/span&gt; dit que c'est trop tôt.&lt;br /&gt;-- Je verrai ça avec lui. Je remonte à la passerelle. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_144"&gt;Avertissez-moi&lt;/span&gt; si quoique ce soit se passe. Je laisse deux gardes en faction, les autres peuvent rejoindre leur unité.&lt;br /&gt;— Bien monsieur.&lt;br /&gt;         Une fois sur la passerelle, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_145"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; s'assit dans le fauteuil de pilotage numéro deux et brancha sa prise neurale.&lt;br /&gt; — (Quand &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_146"&gt;penses-tu&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_147"&gt;Swawili&lt;/span&gt; ?)&lt;br /&gt;— (Ils sont mal en point, les deux jumeaux ont un don, c'est certain, il va falloir les éduquer.)&lt;br /&gt;— (Dès que possible, tu avertis &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_148"&gt;Phobos&lt;/span&gt;.)&lt;br /&gt;— (C'est trop tôt, nos émissions radio peuvent être captées, vivement que nos chercheurs trouvent une solution à ce problème.)&lt;br /&gt;        &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_149"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; écoutait son ami d'une oreille, son attention était presque entièrement accaparée par son vaisseau. Il s'émerveillait à chaque fois de l'empreinte qu'il pouvait laisser dans les circuits informatiques. De la reconnaissance de ces mêmes circuits. Il semblait s'ancrer dans tout le système informatique du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_150"&gt;Kerri&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_151"&gt;Orbia&lt;/span&gt;. Il humait avec délices cette symbiose qu'il avait pensé inimaginable quelques temps auparavant. Il sentait à ses côtés la présence fantomatique de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_152"&gt;Swawili&lt;/span&gt;. Ils nageaient tous les deux dans un flot de données informatiques, petits êtres virtuels, imagines numérisées par leur propre cerveau. Ils &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_153"&gt;cliquaient&lt;/span&gt;, transféraient, modifiaient des codes barres, des cellules, suivaient des filaments qui leur permettaient d'accéder au centre &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_154"&gt;axial&lt;/span&gt; du vaisseau, non pas pour le commander, mais pour l'aider à pousser sa route jusqu'à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_155"&gt;Phobos&lt;/span&gt; . &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_156"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; ne voyait pas son vaisseau comme une machine, mais comme un être informatique à part entière.&lt;br /&gt;       &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_157"&gt;Phobos&lt;/span&gt; apparaissait maintenant dans les visuels. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_158"&gt;L'astroport&lt;/span&gt; du territoire franc &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_159"&gt;Hunt&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_160"&gt;Tempsol&lt;/span&gt; devait être en pleine effervescence. Swawili avait envoyé un message pour l'équipe médicale. Tout était prêt. Tempsol se déconnecta, laissant à son ami et le soin d'effectuer l'atterrissage .Il se rendit à la centrale médicale.&lt;br /&gt;— Comment vont-ils ? Demanda-t-il au docteur Blanco.&lt;br /&gt;— Ils ne devraient pas tarder à se réveiller.&lt;br /&gt;— Et elle ?&lt;br /&gt;— État stationnaire, compléta Blanco.&lt;br /&gt;     Un des enfants de l'espace cligna des yeux.&lt;br /&gt;— Celui-ci, c'est Akim Roy. C'est le moins touché. Certainement protégé par des gènes indiens. La fille s'appelle Maïka Karaja. Ils sont ensembles. Le brun, c'est Phil Tiéraud, l'autre s'appelle Greg Living.&lt;br /&gt;— Hum, ils viendront vivre au Château quelque temps.&lt;br /&gt;     Il s'approcha d'Akim.&lt;br /&gt;— Vous sentez-vous mieux ?&lt;br /&gt;— Mieux, répondit Akim en le regardant droit dans les yeux. Je vous remercie monsieur.&lt;br /&gt;— Si vous le voulez bien, nous allons nous installer dans la salle d'attente .Vos compagnons nous rejoindront dès que leur cure de soins sera terminée.&lt;br /&gt;    Les bracelets qui maintenaient Akim sur son fauteuil s'ouvrirent .Il suivit Tempsol jusqu'à une petite pièce attenante à la salle de consultation. Tempsol s'assit dans un siège maille, Akim l'imita.&lt;br /&gt;— Nous n’allons pas tarder à atterrir sur Phobos. Une équipe médicale attend Maya.&lt;br /&gt;         À ses mots Akim leva la tête.&lt;br /&gt;— Comment va-t-elle ?&lt;br /&gt;— Elle s'en sortira, mais il faudra du temps. Cela fait longtemps que vous connaissez les jumeaux.&lt;br /&gt;— Depuis toujours. Vous savez, il n'y a pas beaucoup d'enfants dans Adès. J'ai trois ans de plus qu'eux .Nous avons grandi ensemble.&lt;br /&gt;— Est-ce que vous n'avez jamais remarqué quelque chose d'étrange dans leur comportement ?&lt;br /&gt;          Akim cligna des yeux.&lt;br /&gt;— Euh, non…&lt;br /&gt;— Vous mentez, déclara froidement Tempsol.&lt;br /&gt;— Je ne sais pas, murmura Akim, que voulez vous dire par étrange ? Sur Adès tout est étrange, bizarre. Nous ne savons pas ce qu'est la normalité.&lt;br /&gt;— Avez-vous des dons ? Demanda Tempsol.&lt;br /&gt;— Des dons ! ? Commet ça des dons ? Nous sommes comme la plupart des gens.&lt;br /&gt;— Akim, gronda Tempsol, la patience est loin d'être une de mes qualités.&lt;br /&gt;         La porte s'ouvrit, laissant passer Frank et Greg.&lt;br /&gt;--Ah, venez vous asseoir, reprit Tempsol, j'avais une petite conversation avec Akim. Nous avions un léger désaccord.&lt;br /&gt;        Akim baissa les yeux. Frank dardait un regard assombri vers Tempsol.&lt;br /&gt;— Où est ma soeur ?&lt;br /&gt;— Vous faite une fixation Rojo, répondit froidement Tempsol. Votre soeur est en sécurité. Vous la verrez une fois que l'on sera chez moi, au Château. Asseyez-vous.&lt;br /&gt;        Frank et Greg obéirent. Tempsol arrivait à ressentir leur colère, leur frustration.&lt;br /&gt;-- J'ai posé une question à votre ami, il n'a pas voulu y répondre. Je vous la repose : avez-vous des dons ?&lt;br /&gt;        Frank regarda Akim, puis Greg. Il s'éclaircit la voie.&lt;br /&gt;— Nous vous répondrons quand nous pourrons voir Maya, déclara-t-il d'une voix ferme.&lt;br /&gt;        Tempsol le regarda fixement. Ces yeux verts scintillaient légèrement.&lt;br /&gt;— je sais que vous êtes télépathes, émit-il dans la tête de Frank.&lt;br /&gt;       Celui-ci hoqueta, se prit la tête entre les mains.&lt;br /&gt;-- NON.…&lt;br /&gt;       Greg et Akim se précipitèrent vers Frank.&lt;br /&gt;— Ça va, ça va, leur marmonna-t-il.&lt;br /&gt;       Il tourna la tête vers Tempsol&lt;br /&gt;— Comment faites-vous ça? Demanda-t-il.&lt;br /&gt;      Tempsol savait que la surprise du jeune homme n'était pas feinte.&lt;br /&gt; — J'ai quelques possibilités télépathiques, et je crois que vous aussi.&lt;br /&gt;— Je ne sais pas, hésita Frank. Avec Maya, nous arrivons parfois à nous parler dans notre tête, rarement. Ce que nous éprouvons, ce sont surtout les sentiments, les désirs, les frustrations. Maya, elle, arrive à voir des choses, elle a des prémonitions. Elle semble plus douée que moi.&lt;br /&gt;— Non, ce sont les radiations et les mutations qu'elles entraînent qui lui permettent d'être plus « performante ». Maya est, de loin, la plus atteinte d'entre vous. Ces cellules ont muté plus rapidement. Ce qui explique ses capacités plus importantes.&lt;br /&gt;— Oui, Maya préférait travailler en extérieur. Elle n'aimait pas être enfermée dans les couloirs de ventilation.&lt;br /&gt;— Phil travaillait avec elle, il est pourtant moins atteint, intervint Akim.&lt;br /&gt;— C'est un homme, sa masse corporelle est plus importante, mais c'est aussi celui qui reste le plus longtemps en cure de soins, intervint Tempsol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          La porte s'ouvrit à nouveau. Maïka pénétra dans la pièce. Les regards se dirigèrent vers elle.&lt;br /&gt;— À part Maya et vous, Frank, qui a d’autres dons ? Interrogea à nouveau Tempsol.&lt;br /&gt;         Akim prit Maïka sur ses genoux.&lt;br /&gt;— Maïka, elle semble pouvoir manipuler des objets. Nous n'en sommes pas sûrs.&lt;br /&gt;— Au château, où vous allez vivre avec moi, une équipe de spécialistes va vous prendre en charge. Le matin, vous serez avec eux. Ils vous apprendront à découvrir votre don, à l'apprivoiser, à vous en servir, à l'analyser .L'après-midi, vous travaillerez pour moi.&lt;br /&gt;-- Et ceux qui n'ont pas de dons, intervint Greg.&lt;br /&gt;— Eh bien, ils travailleront pour moi toute la journée.&lt;br /&gt;            Tempsol eut un demi-sourire amusé devant la mine déconfite de Greg. Une sirène hulula le long du vaisseau. La voix immatérielle de Swawili sortie des vocales insérées dans les parois du Kerri Orbia.&lt;br /&gt;— Phobos dans dix minutes standard. Équipe de maintenance en place. Sam prêt pour décharger le colis. Killian, message codé …&lt;br /&gt;— Pas ici, Swawili. Nous avons des… invités.&lt;br /&gt;— C'est Nikos.&lt;br /&gt;         Tempsol fronça les sourcils, grommela un juron.&lt;br /&gt;— Pas d'accès sur le Kerri Orbia, Swawili. Trop risqué. Je prendrai le message directement au château.&lt;br /&gt;        Le bruit de la statique dans les vocales s'interrompit .Swawili était maintenant entièrement concentré par les manoeuvres d'atterrissage du vaisseau.&lt;br /&gt;— Attachés vos harnais de sécurité, ordonna Tempsol aux Enfants de l'Espace .D'ici quelques minutes, nous serons sur Phobos.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9214004802178995516-7306655803397800087?l=hestia05.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hestia05.blogspot.com/feeds/7306655803397800087/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hestia05.blogspot.com/2009/01/la-guerre-solaire-naura-pas-lieu_04.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9214004802178995516/posts/default/7306655803397800087'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9214004802178995516/posts/default/7306655803397800087'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hestia05.blogspot.com/2009/01/la-guerre-solaire-naura-pas-lieu_04.html' title='La guerre solaire n&apos;aura pas lieu. Chapitre 2: Kerri Orbia.'/><author><name>Hestia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07703743507016387073</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='18' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Bd3kGEZXnXg/SWDzj43uftI/AAAAAAAAAAY/dO62PRHQZI0/S220/avatar03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9214004802178995516.post-8777422134696308582</id><published>2009-01-04T07:12:00.000-08:00</published><updated>2009-01-04T07:50:39.322-08:00</updated><title type='text'>La guerre solaire n'aura pas lieu. Chaptre 1: Espace.</title><content type='html'>ESPACE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                     La soute de la navette était froide, glaciale. L’atmosphère se cristallisait sur des odeurs nauséabondes d’huiles, d’acier malmené et de corps humains fatigués. L’espace clos résonnait des bruits assourdissants que produisaient les moteurs lors d’un appareillage.  La carlingue de l’engin frissonnait, trépidant sous les assauts des poussées motrices.&lt;br /&gt;     Frank Rojo s’était tant bien que mal, assis entre deux machines extractives, aménageant une petite place à ses côtés où Maya s’était affaissait. La tête de la jeune femme reposait maintenant sur son épaule, et il scrutait avec inquiétude son visage si mince, si transparent, sur lequel commençaient à naître les taches de la Maladie. Il savait que la combinaison spatiale cachait un corps anguleux et épuisé par leurs conditions de vie. Maya ne pouvait rien lui cacher. Il arriver à interpréter chacun de ses mouvements, de ses paroles, de ses soupirs. Ils avaient les mêmes rêves, les mêmes désirs, les mêmes aspirations, souvent les mêmes pensées. Chaque fois qu’il regardait Maya, il lui semblait voir son alter ego féminin. Cheveux blonds, yeux couleur d’onde liquide, nez mince et droit, lèvres charnues, la seule différence se trouvait au bas de leurs visages. Elle avait un petit menton dévoilant un caractère têtu et déterminé. Frank, lui, avait une mâchoire carrée, volontaire, recouverte d’une espèce de barbe ni rousse, ni blonde, inégalement répartie. Maya ne ratait jamais une occasion pour s’en moquer ! Un sourire fatigué étira ses lèvres à la pensée des paroles ironiques que lui lançait souvent la jeune femme.&lt;br /&gt;    Il appuya sa tête contre la paroi glaciale de la navette. Le pilote augmentait peu à peu la puissance des moteurs.  L'ancrage à la station spatiale Oméga avait été lâché quelques minutes auparavant, les tunnels d'accès aux soutes, aux cabines passagers et au poste de pilotage, avaient réintégré automatiquement le hangar de protection de la station spatiale. Malgré l'aménagement des soutes, Frank ressentit l'augmentation de l'accélération. La pression s'accroîtrait régulièrement lors des dix minutes à venir, le temps pour la navette de s'éloigner rapidement de son lieu d'arrimage. Moments difficiles d'oppression et d'angoisse. Puis les moteurs principaux s'arrêteront, relayés par le système inertiel, ces nouveaux moteurs utilisés pour le changement de direction et dont la moindre puissance permettaient aux passagers de première classe ou des soutes de pouvoir se mouvoir sans trop de difficultés.&lt;br /&gt;           La tête de Maya sur l'épaule de Frank s'affaissa .Un gémissement sourd sorti des lèvres de la jeune femme.&lt;br /&gt;— Maya, Maya… articula difficilement Frank.&lt;br /&gt;             Il essaya de la redresser, calant son bras derrière ses épaules pour la maintenir droite et dégager ces voies respiratoires. Mais la tête de la jeune femme tomba sur sa poitrine.&lt;br /&gt;— Maya, Maya, secoue-toi.&lt;br /&gt;— Laisse tomber Frank, ta soeur est dans les vapes, cria en face de lui un des hommes de leur groupe de techniciens.&lt;br /&gt;              Frank lui jeta un regard noir.— Maya, Maya, secoue-toi.&lt;br /&gt;— Laisse tomber Frank, ta soeur est dans les vapes, cria en face de lui un des hommes de leur groupe de techniciens.&lt;br /&gt;              Frank lui jeta un regard noir.&lt;br /&gt;— Ne t'avise pas à signaler l'incident au central, Phil, articula-t-il avec effort.&lt;br /&gt;              L'autre eut juste la force de hausser les épaules. L'accélération plaquait tous les occupants de la soute contre les parois de la navette. Frank regarda autour de lui et observa un instant les visages de ses compagnons d'infortune .Six. Ils étaient six dans ce transport de matériel. Six techniciens de maintenance en système de ventilation. Quatre hommes, deux femmes, relativement jeunes mais déjà marqués par leurs conditions de vie précaires, plus que précaires. Leur espérance de vie était la plus de basse de tout le système solaire. Les enfants de l’espace, comme ils étaient appelés n'avaient que peu de droits, sinon celui d'exister et de servir jusqu'à la fin de leurs jours la Démocratie Écologique Terrienne.&lt;br /&gt;               Frank et Maya ainsi que leurs quatre compagnons avaient eu la malchance de naître sur Adés, monde prison, monde creux aménagé à grands frais par les autorités terriennes lors des débuts de la Démocratie Écologique. Leurs parents y avaient été incarcérés trente ans auparavant pour délits d'opinions par les classes dirigeantes. Et une fois sur Adès plus de possibilité de fouler le sol terrien ou lunaire! Interdit. Exil à vie, perpétuel même pour les descendants des prisonniers. Adès était un monde triste, désespérément gris, sans espoir de lumière quelle qu'elle fût. La clarté solaire y était remplacée par celle crue et ionisante des lampes à sodium, quand aux étincelles d'espoir ou de joies possibles, elles étaient inexorablement aspirées par le noir du désespoir. Sur Adès, les gens finissaient par se suicider pour ne plus faire face au vide de leur vie.&lt;br /&gt;               Cela n'avait pas été le cas du couple Rojo. Ils s'étaient battus jours après jour, semaines après semaine, années après année pour survivre dans ce monde sans pitié et pour donner à leurs enfants, à leurs jumeaux une espérance en la vie qu'eux-mêmes étaient loin d'avoir .Ils avaient usé jusqu'à leur dernier souffle pour leur inculquer l'importance de la la vie dans la dignité. Mais ils étaient morts maintenant, morts de tant de privations, de souffrances, vaincus par la Maladie. Frank et Maya s'étaient retrouvés seuls, désespérément seuls, et ils devaient subvenir à leurs besoins en travaillant pour le gouvernement terrien et les différents cartels que représentaient les stations spatiales.&lt;br /&gt;            L'accélération commençait à diminuer. Frank respirait plus librement. Maya reprenait des couleurs, sa tête dodelinée contre la poitrine de son frère.&lt;br /&gt;— Maya, nous passons en inertiel maintenant .Nous n'allons pas tarder à avoir nos rations alimentaires.&lt;br /&gt;— Frank, elle a surtout besoin de repos, intervint une jeune femme grande et blonde. Elle ne tiendra jamais lors de la prochaine mission.&lt;br /&gt;-- Je n'irai pas à l'hôpital prison Maïka. Jamais. Plutôt crever, murmura Maya d'une voie sourde.&lt;br /&gt;       Les yeux de Frank s'étaient assombris de tristesse aux derniers mots de sa soeur. Jumeaux, ils étaient, et comme beaucoup de jumeaux, ils ne pouvaient se passer l'un de l'autre .Que deviendrait-il si Maya disparaissait, le laissant seul dans l'adversité ? Il ne voulait ni ne pouvait envisager une telle chose !&lt;br /&gt; — Tout ira bien, mentit-il à sa soeur, je ne te laisserai pas, personne, dans l'équipe ne te laissera tomber, répéta-t-il en scrutant les visages des autres enfants de l'espace.&lt;br /&gt;       Ils s'étaient tous regroupés autour de Maya, visages graves et regards d'angoisse devant leur inéluctable destin , les uns fixant Frank désespérément, les autres, têtes baissées, n'arrivant même plus à envisager ce que pourraient être demain.&lt;br /&gt;       Le retour sur Adès ne les enchantait pas mais au moins ils seraient plus à l'abri des radiations solaires qu'en plein espace, tournoyant autour d'une quelconque station spatiale, à la recherche d'une éventuelle avarie dans un dédale de couloirs de ventilation. Le trajet en navette bien qu' éprouvant leur permettait de prendre un peu de repos avant de mettre pied dans leur monde creux et gris où malgré la désespérance de chacun régnait aussi la violence et la haine des prisonniers entre eux.&lt;br /&gt;        La démocratie écologique n'avait pas souhaité séparer les prisonniers politiques des prisonniers de droit commun. Tous étaient relativement libres de faire ce que bon leur semblait du moment qu'ils restaient enfermés dans leur monde et ne dérangeaient pas les surveillants. Les sas de sécurité une fois fermés, l'anarchie régnait en maître dans Adès. Les enfants de l'espace y étaient peut-être un peu plus en sécurité car le fait de travailler à l'extérieur les protégeait. Quiconque tuait un enfant de l'espace devait rembourser toute sa vie la dette qu'il avait envers l'état écologique terrien. Aussi leurs assassinats étaient peu fréquents.&lt;br /&gt;        Du temps du couple Rojo, un semblant d'ordre régnait. À leurs morts, tout ce qu'ils avaient réussi à mettre en place, entraide, solidarité, respect de la personne humaine, tout s'était peu à peu évaporé, dissous, absorbé par la noirceur des lieux et la noirceur des êtres. Frank n'osait jamais se remémorer le temps passé. Trop de remords, de nostalgie, de rancune et de haine. Ces sentiments disparaissaient peu à peu dans une grisaille routinière, fade et sans espoir. Devant sa soeur il trichait souvent, de plus en plus depuis que la Maladie était apparue sur le visage de la jeune femme. Il s'essayait aux désirs, aux aspirations nouvelles, lui décrivant des possibilités d'avenir meilleur. Elle l'écoutait attentive un instant, une petite lueur d'espoir dans les yeux vite remplacée par un éclair d'ironie et de sarcasme.&lt;br /&gt;        — Tu rêves trop, Frank. Idéaliste, comme l'était Papa. Nous n'avons rien, pas d'avenir .Aucun. Pas d'espoir .De la souffrance oui, rien que de la souffrance, disait-elle d'une voie que la colère rendait sourde.&lt;br /&gt;         Des pas résonnaient sur le ponton supérieur.&lt;br /&gt;       — Je crois que voilà nos rations quotidiennes, s'exclama Maïka.&lt;br /&gt;       — Il était temps, grogna Phil, mon estomac réclame son dû. Non contents de nous faire travailler pour des prunes en plus ils nous sous-alimentent et rationnent tous nos besoins primaires.&lt;br /&gt;       — Arrête de te plaindre Phil, intervint un grand brun aux yeux noirs. Tu sais qu'ils ont des micros partout, la moindre récrimination nous fera sanctionner toi et tout le groupe.&lt;br /&gt;       — Oh, ça va l'indien, je n'ai pas besoin que l'on me rappelle ce genre de détail.&lt;br /&gt;       — Si tu laissais un peu de côté ton mauvais caractère Phil, tout le monde s'en porterait mieux, renchérit un petit roux aux yeux verts.&lt;br /&gt;       — Tu peux parler, Greg, tu n'arrêtes pas de te plaindre…&lt;br /&gt;       — Ça suffit tous les trois, gronda Maya. La situation ne vous semble pas assez désespérée, il faut en plus que vous vous disputiez pour un rien. Vos jérémiades me fatiguent plus encore que le boulot que l'on nous oblige à effectuer.&lt;br /&gt;     Devant l'épuisement évident de la jeune femme, les trois hommes baissèrent les yeux.&lt;br /&gt;     Maïka s'était rapprochée du sas. Celui-ci s'ouvrit sur deux surveillants portant leur ration quotidienne d'aliments lyophilisés et d’eau.   &lt;br /&gt;— Nous avons terminé le travail avant la fin du délai imparti, déclara Maïka. Nous serait-il possible d'avoir un peu plus d'aliments ?&lt;br /&gt;— Nous n'avons que vos rations habituelles, répondit un des surveillants. Pour les réclamations, il faudra attendre notre arrivée sur Adès.&lt;br /&gt;         Il referma le sas.&lt;br /&gt;         Frank aida Maïka dans la distribution des rations. Chacun s'empara de sa part sans mot dire. Le succédané de repas rompait la monotonie du voyage. Ils mangeaient en silence n'ayant rien à se dire, les pensées trop vagues, trop floues…&lt;br /&gt;        Les doigts de Maya tremblaient autour du sachet d'aliments lyophilisés. Elle avait froid. La fatigue certainement. Elle se concentra davantage sur ses gestes. Ne pas inquiéter inutilement Frank. Il se faisait tellement de souci pour elle. Elle approcha le sachet de sa bouche. L'odeur qui s'en dégageait lui souleva l'estomac .Elle ferma les yeux un moment. « Allez un petit effort » se dit-elle. Elle se força à ingurgiter la totalité de la nourriture sans faire trop de grimaces. Quand elle rouvrit les yeux, Frank la regardait inquiet.  &lt;br /&gt;— Ça va aller, Frank, murmura-t-elle. C'est juste un petit passage à vide. Finit-elle dans un semblant de sourire.&lt;br /&gt;          Il hocha la tête pensivement. Maya n'arrivait pas à lui cacher son état d'épuisement extrême. La jeune femme s'en rendit compte. Elle approcha son visage du sien et lui donna un baiser sur la joue.&lt;br /&gt;— Je t'aime, je t'aimerais toujours quoiqu'il arrive au-delà de tout !&lt;br /&gt;         Une larme glissait sur sa joue.&lt;br /&gt;         Leurs compagnons n'osaient les regarder. Une chape de tristesse alourdissait leurs épaules. Ils savaient bien, tous, que c'était certainement la dernière sortie de Maya. Même s’ils arrivaient à cacher son état à l'administration sanitaire d'Adès, elle ne pourrait survivre à une nouvelle mission. Cette dernière quinzaine avait été exténuante, les conditions de trajet entre Adès et les différentes stations des cartels étaient trop dures. Elle ne survivrait pas à la prochaine accélération.&lt;br /&gt;        Frank serrait sa soeur contre lui.&lt;br /&gt;— Tu me serres trop fort ! Veux-tu donc abréger mes jours ? Lança-t-elle ironiquement.&lt;br /&gt;        Frank relâcha imperceptiblement son étreinte.&lt;br /&gt;— Nous te protégerons, Maya. Une fois dans Adès, nous te mettrons en lieu sûr, et trouverons de quoi te soulager au marché noir, annonça-t-il.&lt;br /&gt;— Ah ! Tu connais un endroit sûr dans Adès ? Demanda-t-elle très sarcastique.&lt;br /&gt;— Nous pourrions demander à la mère Flanquin, elle pourrait nous céder une chambre dans sa taverne, intervint Greg Living.&lt;br /&gt;-- Et tu vas payer comment ? Répondit Akim, dit « l'indien ».&lt;br /&gt;— Elle va me demander de faire des passes, murmura Maya pince-sans-rire.&lt;br /&gt;       Un léger sourire effleura les lèvres de ses compagnons.&lt;br /&gt;— Nous verrons sur place, termina Frank. Nous ne sommes pas maladroits de nos mains et pourrons peut-être, lors de nos semaines de relâche sur Adès trouver quelques menus travaux à effectuer.&lt;br /&gt;        Il y avait toujours quelque chose à faire dans Adès, des machines à réparer, des programmes informatiques à sauver, quelques maigres plantations à récolter, ou même des renseignements à glaner d'un clan à un autre. Ils ne se faisaient tous aucun souci pour trouver du travail, le réel problème était de se faire payer. Et là, c'était sa vie que l'on pouvait y laisser. Frank sortit de son sac dorsal une légère couverture chauffante. Il en drapa doucement le corps de sa soeur.&lt;br /&gt;— Dors, maintenant repose-toi. Nous sommes là. Nous veillerons.&lt;br /&gt;           Elle ferma les yeux, obéissant pour une fois sans tergiverser. Rien que ce fait inquiétait Frank. Maya, habituellement si fière, si têtue, toujours à contredire, son petit menton tendu résolument vers son interlocuteur, une flamme de défi dans les yeux. Mais là, rien, rien qu'un soupir ténu s'échappant difficilement de ses lèvres trop blanches.&lt;br /&gt;          Frank détourna les yeux de ce corps trop vite assoupi. Il croisa le regard de Phil, embué de larmes. Phil cachait sous son caractère exécrable une personnalité sensible, trop sensible. La seule défense qu'il ait pu trouver pour se forger une carapace, c'était une certaine agressivité. Maya l'avait bien ressenti d'ailleurs, et quand l'administration d'Adès avait ajouté Phil à leur équipe de travail, elle l'avait pris sous son aile, bien qu'il soit plus âgé, et malgré son mauvais caractère. Elle avait réussi à convaincre ses compagnons qu'il n'était pas aussi difficile qu'il voulait bien le laisser paraître. Maya semblait avoir un don pour ça, elle ressentait le caractère des gens, arrivait à percevoir certains de leurs sentiments, ou même quelquefois à prévoir ce qui aller se passer dans les minutes qui suivaient. Certains sur Adès l’avaient traité de sorcière, d'autres de voyante, Frank lui supposait qu'elle avait un certain don de prescience. Il avait entendu dire que c'était assez courant chez les filles de l'espace, mais n'avait jamais pu vérifier la rumeur.&lt;br /&gt;         Maïka et Akim s'étaient allongés côte à côte. Ils étaient ensemble depuis plusieurs semaines déjà et leurs relations semblaient aller en s'épanouissant, petit rayon de soleil dans leur vie sans espoir. Frank alla s'asseoir près de Phil et de Greg. Ces deux-là se chamaillaient sans cesse, mais ils étaient perdus l'un sans l’autre. Greg avait sorti de son sac dorsal un jeu de maître du temps et ils entamèrent une de ces interminables parties où se mêlaient stratégies, roublardises et probabilité.&lt;br /&gt;          La navette tanguait doucement sous leurs pieds, changement de direction presque imperceptible. Frank jeta un coup d'oeil à Maya, elle dormait profondément. Il ne tarderait pas à la rejoindre, la fatigue et le sommeil lui piquaient les yeux. La partie ne l'intéressait pas, les deux autres s'en aperçurent rapidement.&lt;br /&gt;— Frank, c'est à toi de jouer, murmura Greg&lt;br /&gt;— Laisse le tranquille Greg. Il a autre chose à penser qu'une partie de maître du temps, intervint Phil.         &lt;br /&gt;        Greg Living posa sa main sur l'épaule de Frank.&lt;br /&gt;— Nous ne pouvons rien faire d'autre que ce que nous avons décidé. Il n'y a rien d'autre à faire, Frank. Nous sommes tous désolés mais il faut que tu te fasses à l'idée qu'elle va mourir.&lt;br /&gt;— Non, gronda Frank sourdement. Je ne peux pas, je ne peux pas la laisser mourir.&lt;br /&gt;         Phil secouait la tête. Il se doutait bien que le jour où Maya décéderait, Frank ne pourrait pas l'assumer .Malgré l'aide de ses compagnons, il finirait par se suicider.&lt;br /&gt;— J'espère que tu ne feras pas de conneries, reprit Greg.&lt;br /&gt;       Frank le regarda, une lueur de défi les yeux.&lt;br /&gt;— Qui m'en empêchera ?&lt;br /&gt;— Nous, intervint Phil, nous te surveilleront, veillerons sur toi.&lt;br /&gt;       Un sourire las étira les lèvres de Frank.&lt;br /&gt;— Vous ne pourrez pas être toujours derrière moi, et un accident dans l'espace est si vite arrivé.&lt;br /&gt;        Les deux autres baissèrent la tête. La navette sous leurs pieds tanguait plus vivement. Nouveau changement de direction. Des martèlements se firent entendre sur le ponton supérieur.&lt;br /&gt;— Qu'est-ce qui peut bien se passer ? Questionna Phil&lt;br /&gt;— Une avarie peut-être, suggéra Frank.&lt;br /&gt;— Le voyage risque d'être éprouvant, renchérit Greg.&lt;br /&gt;— Ces foutus terriens, même pas capables d'entretenir leur matériel correctement, s'emporta Phil.&lt;br /&gt;— Allons du calme, du calme…&lt;br /&gt;        Les vocales grésillèrent un instant.&lt;br /&gt;« Le personnel militaire, au poste de combat ».&lt;br /&gt;         Akim et Maïka se levèrent rapidement. Maya s'agitait sous sa couverture.&lt;br /&gt;— Frank, appela-t-elle faiblement dans demi-sommeil, Frank?&lt;br /&gt;— Je suis là, ne t'inquiète pas. Tout va bien.&lt;br /&gt;— Non, non, arrête de me mentir, ça ne sert à rien. Je sais. Nous sommes attaqués.&lt;br /&gt;— Attaqué, quoi attaqué, qu'est-ce que ça veut dire ? Questionna Phil.&lt;br /&gt;— Laisse la tranquille, Phil, intervint Maïka, elle a besoin de repos.&lt;br /&gt;— Tu as vu quelque chose, Maya, demanda Frank.&lt;br /&gt;— Oui, il me semble...&lt;br /&gt;           Elle ferma les yeux et murmura doucement :&lt;br /&gt;— J'ai vu un engin spatial, un aéronef, un… truc immense se déplacer vers nous.&lt;br /&gt;— Mais, si c'est si grand, les radars de la station l'auraient localisé.&lt;br /&gt;            La navette frémit à nouveau sous leurs pieds, une embardée à droite, puis à gauche les envoyant en tout sens dans la soute. Des sirènes se mirent à hurler à travers tout l'engin spatial.&lt;br /&gt;— Mmes, Messieurs, veuillez revêtir vos combinaisons spatiales, le commandant a actuellement quelque difficulté…&lt;br /&gt;         Frank aida sa soeur à verrouiller son casque de survie. Il brancha les différents systèmes d'alimentation .Un petit voyant vert s'alluma sur le devant de la combinaison. Il mit son casque et brancha l'intercom.&lt;br /&gt;— Tout le monde va bien ?&lt;br /&gt;— C'est O.K. pour nous, répondirent en coeur Maïka et Akim.&lt;br /&gt;— Greg, Phil ?&lt;br /&gt;— Ça va, ça va, je suis en ligne répliqua Phil.&lt;br /&gt;— C'est bon pour moi aussi, répondit Greg.&lt;br /&gt;— Tachez de vous attacher avec n'importe quoi aux parois, en espérant qu'ils ne nous tirent pas dessus, reprit Frank.&lt;br /&gt;              Il prit l'une des deux couvertures dans le sac dorsal de Maya, l'attacha à la sienne, et tant bien que mal la fixa à la paroi se retrouvant collé contre celle-ci et Maya dans le creux de ses bras.&lt;br /&gt;             La jeune femme tremblait de tout son corps. La position debout lui était très inconfortable. Elle n'avait plus assez de force dans les jambes. Frank devait la soutenir et la maintenir contre lui.&lt;br /&gt;            La navette n'arrêtait pas de changer de cap. Le pilote mettait en route alternativement les moteurs d'accélération puis les inertiels, mettant les passagers de la soute à rude épreuve. La navette vibrait, mugissait, semblant bondir en tout sens comme un cheval fou.&lt;br /&gt;            Un bruit sourd parvint aux oreilles de Frank. Il le reconnut comme étant celui du laser défensif. S'ils commençaient à tirer c'est qu'ils se sentaient perdus, et eux avec car leurs adversaires ne tarderaient pas à répondre…&lt;br /&gt;            Il y eut soudain un crissement strident. La luminosité des lampes à sodium baissa pour s'interrompre définitivement. La navette sursauta puis sembla planer sans aucun bruit, moteurs arrêtés.&lt;br /&gt;— Ça va ? Interrogea une voix un peu trop aigue.&lt;br /&gt;— Maïka, Akim, c'est O.K. pour nous. Phil ?&lt;br /&gt;— Je crois que j'ai un poignet cassé, intervint Greg&lt;br /&gt;— Frank, Maya ?&lt;br /&gt;— Je vais bien, Maya est inconsciente. Branchez vos lampes frontales. Apparemment, la bataille est terminée, et j'ai bien peur que nous soyons les perdants.&lt;br /&gt;                  Il se détacha de la paroi, allongea sa soeur sur une des couvertures et vérifia son système vital. Elle respirait par à-coups, elle était très faible. Il augmenta légèrement l'arrivée d'oxygène.&lt;br /&gt;                 Leurs compagnons s'étaient regroupés autour d'eux .Sous la lumière des lampes de secours, le visage de Maya paraissait encore plus pâle, et les tâches solaires ressortaient avec plus de netteté.&lt;br /&gt;— Est - ce que les pirates pourraient venir aussi près de la Terre ? Questionna Maïka.&lt;br /&gt;— Ils ont bien attaqué Bêta le mois dernier, répondit Phil.&lt;br /&gt;                Des bruits sourds sur la coque de la navette.&lt;br /&gt;— Ce sont des grappins, annonça Akim. Ils nous tirent dans leur soute.&lt;br /&gt;— Nous ne remettrons pas les pieds sur Adès avant longtemps, intervint Greg. Nous avons peut-être la chance de voir le bout du tunnel.&lt;br /&gt;              Une lueur d'espoir dansait dans leurs yeux.&lt;br /&gt;— Ne Criez pas trop vite victoire. Les pirates ne sont pas des saints. Ils peuvent très bien se débarrasser de nous, les doucha Frank.&lt;br /&gt;— Nous ne passerons pas par le sas d'évacuation, protesta Akim. Tu as dit toi-même que nous n'étions pas maladroits, nous sommes la meilleure équipe de surveillance de systèmes de ventilation d'Adès .Ils auraient tort de s'en priver.&lt;br /&gt;— Et Maya, que vont ils faire de Maya ? Demanda Maïka.&lt;br /&gt;              Seul le silence lui répondit. Maya n'était plus rentable, elle serait certainement supprimée. Frank serrait les poings.&lt;br /&gt;--Je ne les laisserai pas faire…&lt;br /&gt;              Il y eut un bruit de grincements, frottement de métal contre métal. La navette s'immobilisa .Puis les écoutilles s'ouvrirent sur des bruits de victoire. Quelques coups de feu, des cris de peur, le vombrissement d'un laser portable et le sas s'est enfin ouvert.&lt;br /&gt;— Ne tirez pas, s'écria Frank, ne tirez pas, nous ne sommes pas armés.&lt;br /&gt;         Un détachement d'hommes s'approcha d'eux, revêtus de combinaisons spatiales mais sans casque de survie brandissant devant eux leurs lasers portatifs.&lt;br /&gt;— Qui êtes-vous demanda l'un des hommes.&lt;br /&gt;— Nous sommes des enfants de l'espace rattachés à Adès le monde prison, répondit Akim. Nous sommes six, six techniciens de maintenance en ventilation. Une de nos amis est très malade, elle aurait besoin de soins urgents.&lt;br /&gt;— Tais-toi Akim, intervint Frank sur un canal secondaire.&lt;br /&gt;— Vous avez de la chance, reprit le pirate, nous autres libres échangeurs nous avons des vaisseaux spatiaux de première classe avec tout le matériel médical nécessaire. Vous allez nous suivre bien gentiment dans notre aéronef, nous pourrons alors constater l'étendue de votre savoir et peut-être que vous pourrez travailler pour nous.&lt;br /&gt;          Frank prit sa soeur dans ses bras. Ses compagnons l'entourèrent .Les pirates les escortèrent jusqu'à l'écoutille centrale de la navette. Il n'y avait là plus aucun passager, ni surveillant, ni pilote. La navette était livrée aux pirates et ceux-ci commençaient déjà à en vider le contenu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9214004802178995516-8777422134696308582?l=hestia05.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hestia05.blogspot.com/feeds/8777422134696308582/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hestia05.blogspot.com/2009/01/la-guerre-solaire-naura-pas-lieu.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9214004802178995516/posts/default/8777422134696308582'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9214004802178995516/posts/default/8777422134696308582'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hestia05.blogspot.com/2009/01/la-guerre-solaire-naura-pas-lieu.html' title='La guerre solaire n&apos;aura pas lieu. Chaptre 1: Espace.'/><author><name>Hestia</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07703743507016387073</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='18' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Bd3kGEZXnXg/SWDzj43uftI/AAAAAAAAAAY/dO62PRHQZI0/S220/avatar03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
